top of page
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
Rechercher

Responsable mais pas coupable.



Il y a des personnes qui s’excusent même lorsqu’elles n’ont rien fait.

Qui se demandent si elles ont bien fait, même après avoir pris la décision qui leur semblait juste.

Qui ont du mal à dire non parce qu’elles imaginent déjà la déception de l’autre.

Qui se sentent égoïstes lorsqu’elles pensent un peu à elles.

Qui portent la tristesse des autres comme si elles en étaient responsables.

Qui repensent longtemps à une conversation, à une décision, à une erreur, en se demandant : « Est-ce que j’aurais pu faire autrement ? »

Et parfois, elles ne cherchent même plus à savoir si elles sont réellement responsables. Elles ont simplement pris l’habitude de le penser.

La culpabilité est devenue une façon d'être au monde.


Peut-être avez-vous appris très tôt à vous sentir responsable

Un enfant observe. Il ressent. Il s'adapte. Il cherche à comprendre comment fonctionne le monde autour de lui.

Et lorsqu'il dépend entièrement des adultes qui l'entourent, il peut parfois conclure que, pour être aimé, accepté ou en sécurité, il doit faire attention à tout.

Ne pas déranger. Ne pas décevoir. Être sage. Être performant. Faire plaisir. Éviter les conflits. Prendre soin des autres. Ne pas montrer sa colère. Ne pas être trop sensible. Ne pas demander trop...vis!...mais pas trop.

Quand une tension apparaît, il peut apprendre à se demander : « Qu'est-ce que j'ai fait ? » Plutôt que : « Qu'est-ce qui se joue entre nous ? »

Cette nuance paraît minime. Elle peut pourtant changer toute une vie.


Parce qu'un enfant qui se croit responsable du bien-être des autres

peut devenir un adulte qui porte des responsabilités qui ne lui appartiennent pas.


Alors on devient celui ou celle qui fait attention

Attention aux mots. Attention aux réactions. Attention aux silences. Attention aux humeurs. Attention à ne pas trop demander. Attention à ne pas décevoir. Attention à ne pas déranger. Attention à ne pas faire de peine...

Et progressivement, quelque chose se met en place. On ne vit plus seulement en fonction de ce que l'on ressent. On vit aussi — parfois surtout — en fonction de ce que les autres pourraient ressentir.

On anticipe. On s'adapte. On évite. On compense. On se justifie.

Même quand on pense enfin à soi, une petite voix apparaît : « Tu pourrais quand même faire un effort. »

Alors on recommence. On donne. On accepte. On pardonne. On revient. On explique. On s'excuse. Et parfois, on finit par ne plus savoir ce que l'on veut vraiment.


La culpabilité peut devenir une prison sans barreaux

Elle ne nous empêche pas forcément de bouger mais elle nous empêche parfois de bouger librement.

Parce qu'à chaque décision apparaît la question : « Et si je fais du mal ? » « Et s'il m'en veut ? » « Et si je regrette ? » « Et si c'était moi le problème ? »

Alors nous restons: dans une relation, dans un travail, dans une situation, dans un fonctionnement. Pas toujours parce que nous le voulons. Mais parce que partir, changer, poser une limite ou choisir pour nous-mêmes nous semble presque immoral. Comme si prendre notre place signifiait forcément prendre celle de quelqu'un d'autre.

Comme si dire non signifiait rejeter.

Comme si nous protéger signifiait abandonner.

Comme si nous choisir signifiait faire du mal.


Et si ce n'était pas vrai ? Vous pouvez être responsable sans être coupable

Il est possible d'avoir fait des erreurs. D'avoir mal réagi. D'avoir blessé quelqu'un. D'avoir choisi une mauvaise direction. Il est possible de le reconnaître. De s'excuser. De pouvoir réparer parfois. D'apprendre. De changer. Mais nous n'avons pas besoin de nous condamner pour devenir meilleurs.

La culpabilité cherche souvent une punition.

La responsabilité cherche une évolution.


La culpabilité demande : « Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? »

La responsabilité demande : « Qu'est-ce que je peux faire différemment maintenant ? »


L'une nous ramène sans cesse en arrière. L'autre nous remet en mouvement.


Et si vous pouviez enfin rendre ce qui ne vous appartient pas ?

Vous n'êtes pas responsable de toutes les émotions des personnes que vous aimez, ni de leur bonheur, de leurs choix, de leurs blessures, encore moins de ce qui s'est passé quand vous étiez enfant.

Vous n'avez pas à porter éternellement les conséquences de stratégies que vous avez développées à une époque où vous n'aviez pas d'autre choix.

Vous avez fait avec, avec votre âge, votre histoire, votre compréhension du monde... avec vos ressources de l'époque.

Avec ce que vous saviez.

Avec ce que vous pouviez.

Et peut-être qu'aujourd'hui, vous pouvez faire autrement.


Parce que comprendre ne suffit pas toujours

Vous pouvez comprendre que vous n'avez pas à culpabiliser. Vous pouvez même le savoir parfaitement. Et pourtant, au moment de dire non, votre ventre se noue. Au moment de décevoir quelqu'un, l'angoisse apparaît. Au moment de vous choisir, une petite voix vous accuse. C'est là que l'on mesure la différence entre une compréhension intellectuelle et un fonctionnement profondément automatisé.


La culpabilité n'est pas toujours une pensée. Elle peut être une réaction. Une sensation. Un réflexe. Une alerte. Quelque chose qui s'active avant même que vous ayez eu le temps de réfléchir. Et c'est précisément là que l'hypnose peut ouvrir une autre voie.


Ne plus seulement comprendre. Expérimenter autrement.

L'hypnose permet d'aller travailler là où certains de ces mécanismes se sont installés : dans les automatismes, les associations émotionnelles, les représentations que nous avons construites au fil de notre histoire. Il ne s'agit pas d'effacer le passé. Ni de faire disparaître une émotion à coups de baguette magique. Il s'agit de permettre progressivement à votre cerveau, à votre corps et à votre manière de réagir d'apprendre autre chose.

Apprendre que dire non ne signifie pas rejeter.

Que décevoir quelqu'un ne signifie pas lui faire du mal.

Que prendre soin de soi ne signifie pas être égoïste.

Que l'on peut aimer quelqu'un sans être responsable de tout ce qu'il ressent.

Que l'on peut reconnaître une erreur sans devenir soi-même une erreur.

Que l'on peut ressentir de la culpabilité… sans être obligé de lui obéir.


C'est peut-être là que commence une véritable transformation. Se libérer ne signifie pas ne plus jamais culpabiliser .

Nous ne devenons pas des êtres parfaitement détachés, qui ne doutent plus jamais et ne ressentent plus rien ...et ce n'est pas le but.

Le but est de retrouver suffisamment de liberté pour pouvoir écouter ce que nous ressentons sans laisser automatiquement cette émotion décider pour nous.

La culpabilité peut apparaître. Mais elle n'a plus nécessairement le dernier mot.

Vous pouvez l'entendre, puis vous demander ce qu'elle cherche à vous dire.


Et choisir. Choisir de réparer lorsque vous avez réellement quelque chose à réparer, de vous excuser lorsque c'est juste. Mais aussi choisir de ne pas vous excuser lorsque vous n'avez rien fait de mal. Choisir de poser une limite. Choisir de partir, de rester, de dire non, de dire oui... Choisir, tout simplement.


Peut-être que c'est ça: reprendre sa vie en main

Pas devenir quelqu'un qui ne ressent plus de culpabilité.

Mais devenir quelqu'un qui sait faire la différence entre ce qui lui appartient et ce qui ne lui appartient pas.

Entre une erreur et une condamnation.

Entre responsabilité et culpabilité.

Entre amour et sacrifice.

Entre empathie et sur-responsabilité.

Entre prendre soin des autres et s'oublier soi-même.


Votre passé peut expliquer certaines de vos réactions. Il peut éclairer vos peurs, vos réflexes, vos choix et vos répétitions. Mais il n'a pas à écrire seul la suite.

Vous n'êtes pas responsable de l'enfant que vous avez été.

Vous pouvez en revanche devenir responsable de l'adulte que vous choisissez d'être aujourd'hui.

Et peut-être qu'au fond, se libérer de la culpabilité ne consiste pas à se convaincre que l'on n'a rien à se reprocher.

Cela consiste à pouvoir enfin se dire : « Je sais ce qui m'appartient.

Je rends ce qui ne m'appartient pas. J'apprends de ce que j'ai vécu.

Et maintenant, je peux avancer. »

Sans me punir. Sans me justifier. Sans demander la permission d'exister. Simplement en reprenant ma place dans ma propre vie.

 
 
 

Commentaires


bottom of page